Superviseur: Serge Eskenazi

Au 1er Janvier 2012, Khi-Coaching SAS a vu le jour. C’est une entreprise spécialisée en Coaching d’organisation. Nous faisons du Coaching individuel pour accompagner des Dirigeants. Mais aussi du Teambuilding pour accompagner les Codir et les équipes. Nous avons fait le souhait d’intégrer un superviseur, Serge Eskenazi au sein de notre équipe et nous l’avons questionné sur la supervision

Serge est Coach, Formateur et Superviseur de coachs

Enseignant et superviseur certifié (Coach & Team® – V. Lenhardt).

 Serge accompagne depuis 20 ans les dirigeants, les équipes et les organisations dans les changements managériaux et culturels. Il est spécialisé dans le développement de la coopération et l’élaboration de vision partagée.

Il a été dirigeant de deux entreprises pendant 7 ans.

Formé à l’IFG (stratégie des PME) et l’IAE (DESS de diagnostic des organisations).

Formé à L’Analyse Transactionnelle depuis 1984.

Membre titulaire de la Société Française de Coaching.

Serge peux-tu nous dire  ce que tu aimes dans ton métier ?

J’aime accompagner quelqu’un pour lui permettre de se déployer, permettre a chacun de creuser son sillon, que ce soit un manager en construction, une équipe qui a besoin d’évoluer.

Qu’est ce que la supervision et quelle est ton expérience ?

La supervision est un des 3 piliers du coaching. Cette profession se décline en trois axes : Formation, supervision et thérapie. La supervision c’est permettre à un pro expérimenté d’aider une autre personne à progresser dans son métier Le métier de Coach ne s’improvise pas. Chacun est coach…On peut tous aider son prochain mais exercer le métier de coach, cela demande de prendre une posture particulière, c’est un métier qui nécessite d’avoir un niveau de conscience élevée. On ne peut pas faire l’économie de la complexité.

Quelles sont les qualités requises pour devenir superviseur ?

Il est nécessaire d’avoir une bonne expérience du métier. La supervision répond à 3 besoins que tout professionnel de la relation d’aide a. Le premier niveau de besoin concerne la nécessité de structurer et de construire son métier de Coach. Comme un architecte va se faire guider par un professionnel pour démarrer, un coach a besoin d’être guidé pour comprendre les étapes qu’il vit et notamment, pour faire face au Complexe de l’imposteur. Le 2e niveau du besoin c’est de structurer un cadre de référence que le Coach utilise dans son métier. Par exemple, l’analyse transactionnelle, la PNL, la systémique, le coach a besoin de valider son cadre de référence. Un superviseur, expert de l’AT va apporter des réponses à partir de ce cadre qui sera celui du Coach également.
Le 3eme niveau est celui de la gestion du Transfert/contre transfert, ce qui se joue entre le Coach et son client.

Qu’en est-il de la supervision des superviseurs ?

Elle existe bien sure. La supervision reste de la relation d’aide et nécessite un cadre. Le cheminement pour être superviseur, c’est d’abord d’être Praticien, ensuite enseignant et superviseur, puis superviseur.

Concrètement, quelle est le bénéfice pour une entreprise ou un client de savoir qu’un superviseur appartient à une entreprise de coaching ?

Les premiers bénéfices pour le client sont la sécurité et la protection. Le coach travaille dans la complexité, il y a forcément des angles morts qu’il ne pourrait pas voir tout seul. Le superviseur est là pour l’éclairer. Il permet aussi de clarifier des enjeux et des situations complexes.

Pourrais-tu me donner des applications concrètes de l’effet de la supervision pour le client ?

Par exemple, un coach qui a du mal à se positionner dans les demandes tripartites et quadripartites, le superviseur permettra au Coach de prendre en compte les enjeux et besoin de toutes les parties en présence au mieux des intérêts de tout le monde. La supervision pourra également nourrir la créativité du Team builder. Il affinera la subtilité des processus à utiliser. Il va éviter que le coach fasse des erreurs. Le superviseur va aider le coach à supprimer le double lien et aider le coach à optimiser les besoins de l’entreprise. Il sera le garant de la déontologie du métier et apportera un soutien pour ne pas nuire au client.

Quels types de glissements rencontre t-on en coaching, et donc en entreprise ?

Par exemple lorsque le Coach est instrumentalisé : il fait une chose pour lequel il n’est pas fait.
En faisant passer des messages qu’il ne devrait pas comme par exemple, lorsqu’il valide une décision de licenciement à la place du décideur, ou lorsqu’il porte du sens et des enjeux qui devraient être portés par les managers. Il prend le relais de la direction alors que ce n’est pas son rôle.

Pour un coach, conseillerais-tu de la Supervision collective ou individuelle ?

La supervision collective est plus riche, il y a plus de partage, plus d’apport qu’une supervision individuelle.
La règle de 20/80
80 : collective
20 : individuelle

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