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Coaching politique: Qu’est ce qui fait qu’un président de la république est un bon leader?

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  C’est la question qu’a posé Mickael Siegel dans son livre “The president as leader”et inspiré d’un article du Washington Post (ma traduction de l’article est entre guillemets)…En lisant ces lignes, nous avons établis des  parallèles avec nos processus d’accompagnement de coaching et teambuilding …puisque notre vocation est d’accompagner des leaders à devenir des “responsables porteurs de sens”.

Mickael Siegel identifie quatre qualités de leadership à travers le parcours de président des Etats-Unis. Il s’est d’abord posé la question de la Vision. Le président américain a t’il une vision imposée de sa présidence? Il semblerait que non. Ronald Reagan en avait une moins ambitieuse que celle de Bill Clinton. Il avait engagé une baisse des impôts et engageait moins de dépenses sociales. Bill Clinton était très sérieux concernant l’équilibre du budget fédéral et tout ce qui touchait à la communauté des affaires, et en même temps, il ne négligeait pas les besoins des populations pauvres”.

Républicain ou démocrate, le partie ne fait pas le ” bon leader président”. Ce qui reste important est que le président affiche sa vision et qu’il soit capable de l’accompagner dans toutes les dimensions de sa politique. A l’identique, un chef d’entreprise incarne celle de son entreprise et devient “porteur de sens”. En Teambuilding, avec le leader et ses équipes, nous accompagnons la création et l’intégration de la vision par tous les membres d’une entreprise.

“Le deuxième point qu’il aborde est la capacité pour le président à déployer sa vision avec son équipe. Il doit nommer des professionnels et pas des amis- pour aider à développer sa politique et ses plans d’action Il doit s’aider de personnes ayant la capacité d’aller dans les détails des opérations pour appliquer la vision et la mettre en place concrètement. Choisir des hommes et des femmes d’expérience, ayant un bon niveau de technicité, mais également une capacité à relier les enjeux à l’action et à se dégager des influences néfastes et des relations de pouvoir douteuses”.

En tant que coach en entreprise, nous accompagnons des responsables sur leur développement identitaire et les processus relationnels de “savoir-être” et de “savoir faire-faire”. Nous les aidons à prendre conscience des phénomènes d’influence qui s’installent dans les groupes et de ce qui se joue entre les membres d’une même équipe. En ayant conscience des jeux de pouvoirs, un leader pourra les déjouer et augmenter dans son équipe le niveau de coopération.

“La troisième idée est qu’un président doit se concentrer sur l’application d’objectifs et doit tenir ses engagements. Interrogé par son conseiller politique sur quels étaient ses objectifs, Jimmy Carter a prononcé une liste complète de A à Z. En revanche, Reagan a porté ses efforts sur trois à quatre objectifs majeurs, immédiatement après son élection. Il s’est cantonné à les mettre en place très vite et a tenu son calendrier de programme électoral. Il a tenu ses engagements et a été réélu”.

Notre métier de coach nous amène à accompagner le leader sur ces objectifs en lui permettant de répondre à ses questionnements et sur sa capacité à développer la maturité de son équipe pour un fonctionnement optimum. Le coaching va concerner davantage la façon de transmettre que la teneur même de ce qui est transmis: le focus est avant tout sur le type de relation qui s’établit entre l’émetteur et le récepteur et le style de communication qu’il utilise. Cela va permettre une meilleure atteinte de l’objectif.

“Dernière question posée par Mickael Siegel: le président était-il en mesure de comprendre le processus et les conséquences de ses prises de décision? Pour créer les conditions d’une prise de décision efficace, il est important pour un président de s’entourer de personnes qui ne sont pas ”des bénis oui oui” mais des personnes qui présentent des caractéristiques de “Co-leader courageux”. Quelqu’un qui est prêt à dire au boss la vérité. Il semble qu’Obama a montré une réelle capacité à le faire. Il évoque également une anecdote liée au président Kennedy après la baie des cochons. Kennedy à la télévision nationale a fait un discours et il en cite un extrait: “Mesdames et Messieurs, le succès a mille pères et l’échec est orphelin. Je n’ai pas réussi. Vous pouvez me le reprocher.” et bien, savez-vous ce qu’il s’est passé? La côte de popularité de Kennedy a été tirée vers le haut. Parce que les gens ne s’attendent pas à la perfection des dirigeants, ils s’attendent à leur capacité à dire la vérité”.

C’est un parallèle intéressant avec notre métier car nous accompagnons des leaders et nous les renforçons dans leur développement et alignement identitaire. Nous nous appuyons sur la thèse centrale de Will Schutz qui est que le niveau d’ouverture, d’humanité et de confiance entre les individus conditionne autant la santé mentale et physique des salariés, que le niveau de productivité de l’entreprise.

Pour résumer, un leader pourrait se poser les questions suivantes:
Ai-je une vision à déployer et est-elle claire?
Puis je la déployer en confiance avec des co-leaders courageux capables de me confronter sur mes vérités?
Suis-je un homme centré sur mes objectifs et sont-ils clairs dans les finalités?
Ai-je la capacité à me remettre en cause et quoiqu’il arrive, à dire la vérité à mes équipes?
Suis-je prêt à coopérer et comment engendrer la coopération?

Si l’une de ces questions vous pose problème, nous accompagnons des leaders et des équipes dans leurs développements. Parlez-en nous…

Auteur : Corinne FOUCHER

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