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« Le coaching, à quoi ça sert ? » (2ème partie)

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Pour faire suite à notre premier article dans le journal de la FNAS , nous avons voulu recueillir le témoignage d’une personne qui a bénéficié d’une démarche de coaching. Monsieur José Girard, Responsable de production chez Soreel, a accepté de parler de son expérience en ce domaine.

Corinne Foucher : Bonjour José. Pouvez-vous-me dire en quelques mots, en quoi consiste votre travail ?

José Girard  : Je suis directeur de production dans une entreprise d’équipements électriques. Mon métier est en partie centré sur la gestion des compétences et des ressources humaines. Je supervise 100 personnes indirectement et 12 personnes en direct.

CF : Quelle a été votre rencontre avec le coaching ?

JG : Le comité de direction de l’entreprise  a décidé de se faire accompagner en raison d’un turnover important du personnel.. Pour mieux travailler ensemble, nous avons décidé de nous faire aider par un coach : Didier Aumont. Nous voulions  gagner en efficacité entre nous. Suite à cet accompagnement initié par notre comité de direction, j’ai souhaité continuer  l’expérience à titre individuel. Je voulais apprendre à me découvrir,  et faire évoluer ma façon de manager.

CF : Pour quelle problématique et quel objectif ?

JG : Je voulais mieux appréhender les périodes de stress, être cohérent entre ma posture, le discours et la réflexion. Egalement avoir une meilleure vision de qui je suis et de mon fonctionnement en entreprise. Je voulais aussi éprouver plus de plaisir dans mon travail. Et, bien sûr, être à même d’apporter du soutien aux autres.

CF : Quelle a été la durée de la période de coaching ?

JG : Deux ans, à raison d’une fois tous les trimestres par cycle d’une matinée. Aujourd’hui encore, je continue cette démarche, qui m’est  d’une grande aide par rapport à mon quotidien au travail. J’envoie à mon coach une liste de thématiques ou d’objectifs que je souhaite travailler avant la séance. Et nous l’abordons ensemble.

CF : Qu’avez-vous aimé du coaching et quelles ont été les évolutions dans vos comportements ?

JG : Tout d’abord la connaissance de soi et celle de la psychologie humaine, avec laquelle je n’étais pas familier.  Cela m’a aidé à évoluer. Le travail avec le coach m’a apporté de la sérénité au travail. Aujourd’hui j’accepte mieux la délégation. J’ai une meilleure conscience de mon rôle dans l’entreprise. J’y ai gagné plus de clarté dans ma façon de communiquer. Et ma perception des autres a changé : j’ai un regard plus juste et suis devenu plus tolérant.

CF : Qu’avez-vous appris de vous-même ?

JG : Nos comportements personnels et professionnels sont liés. En travaillant et en améliorant mes relations dans l’entreprise, j’ai pu améliorer mes relations avec mes enfants. J’y ai gagné en flexibilité comportementale. J’ai acquis une vision différente, qui s’inscrit davantage dans le long terme que dans le court terme. Je cherche à apporter du bonheur dans mon entourage professionnel. Et puis, j’ai adopté « la positive attitude ». C’est cela que j’ai modifié profondément, car mon métier m’amenait à voir tout de suite ce qui n’allait pas plutôt que de positiver les choses.

CF : Qu’avez-vous aimé dans la personne du coach ?

JG : J’ai apprécié son sens de l’analyse, sa franchise, sa façon de « supprimer les barrières ». Le courant est bien passé entre nous. Nous avons une façon de voir commune, j’aime son ouverture et sa discrétion. J’ai confiance dans la relation que nous avons.

CF : Quelle serait la qualité principale que vous souhaiteriez conserver de sa pratique du coaching ?

JG : Sa capacité d’écoute, à travers ses pauses et ses silences. Cela permet de réfléchir, de « puiser en soi » les bonnes réponses

CF : Avez-vous été surpris par la démarche de coaching ou avez-vous eu peur de l’aspect psychologique de cette démarche ?

JG : Peur, non. J’avais confiance. Et puis, je pense que c’est quelque chose de naturel. Le coaching, cela devrait être plus répandu dans l’entreprise. Ma nature curieuse m’a aidé à être volontaire et intéressé par la démarche. Si on veut grandir, se faire coacher est intéressant. Ca m’a permis de réfléchir à des choses que je n’aurais jamais imaginées tout seul. Par exemple, j’ai fait l’exercice des « petites voix », j’ai trouvé cela intéressant. Cet exercice permet d’identifier   des comportements qui peuvent conduire à des situations d’échec.

CF : Quel résultat concret avez-vous tiré de cet exercice ?

JG : Sur le plan individuel, j’ai acquis une meilleure prise de conscience de mes capacités, j’ai pu réduire une certaine impulsivité, et avoir plus de recul sur ce qui se passe .Et avec mon équipe j’ai pu obtenir une plus grande capacité à alterner exigence et bienveillance, en intelligence de situation, ainsi que  plus de flexibilité comportementale, et enfin le souhait et la capacité à développer « la positive attitude ».

CF : Avez-vous eu l’impression d’un effet concret de la démarche de coaching sur vos collaborateurs ?

JG : Ils m’ont dit avoir remarqué des évolutions comportementales. Et moi-même, dans mes entretiens individuels, je me suis surpris à écouter et à accepter beaucoup mieux la critique. C’est comme cela qu’on progresse.

CF : Avez-vous recommandé cette démarche autour de vous ?

JG : Oui, je l’ai recommandé pour certains membres du Comité de Direction.

 

Et vous, auriez-vous envie de vous faire coacher?

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